Émeutes urbaines en France: 917 personnes interpellées avec une moyenne d’âge de 17 ans (ministre de l’Intérieur)
– Gérald Darmanin, reconnaît une « émotion extrêmement légitime de la mort » de Nahel à Nanterre, mais estime qu’elle « ne peut en aucun cas justifier le désordre et la délinquance ».
Les forces de l’ordre françaises ont procédé à l’interpellation de 917 personnes dont la moyenne d’âge s’établit à 17 ans, d’après une information communiquée par Gérald Darmanin vendredi soir au cours d’une interview à TF1.
« Incontestablement il y a une responsabilité parentale, (…) l’État a fait son travail », a-t-il déclaré avant de préciser qu’« un tiers des interpellés sont des mineurs ».
S’il reconnaît une « émotion extrêmement légitime de la mort » de Nahel à Nanterre, le locataire de la place Beauvau estime qu’elle « ne peut en aucun cas justifier le désordre et la délinquance ».
« Je n’ai pas à donner de consigne de désarmement (…). Ce n’est pas parce qu’une personne (…) a déraillé, a commis l’irréparable, que nous devons tous cracher sur les policiers, c’est honteux » a-t-il poursuivi.
Pour la nuit de vendredi à samedi, un dispositif exceptionnel est déployé à travers le pays avec 45 000 policiers et gendarmes mobilisés.
Alors que les deux nuits précédentes avaient déjà été difficiles, particulièrement en Île-de-France, la situation est devenue complètement anarchique dans de nombreux secteurs, en région parisienne mais aussi en province.
Partout, des magasins ont été saccagés et pillés, du mobilier urbain détruit, et des bâtiments publics comme privés, ont été brûlés, avec également des commissariats attaqués comme à Paris, en réaction à la mort du jeune Nahel, tué mardi à Nanterre par un policier.
Alors que l’ensemble des unités d’élite sont déjà sur le terrain, le ministère de l’Intérieur a pris la décision, avec l’accord de la première ministre Élisabeth Borne, de solliciter des moyens supplémentaires, comme 4 « Centaure » mais également 14 antiques VBRG (Véhicule blindé à roues de la Gendarmerie).
Ces véhicules, sont destinés aux situations de crise mais ont également un effet dissuasif de par leur structure particulièrement imposante.
La BRI (Brigade de recherche et d’intervention), le GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale), et le Raid (unité d’élite), seront sur le terrain comme c’était déjà le cas jeudi soir.
Le gouvernement n’a pas encore pris de mesure de restriction malgré les demandes de la droite d’instaurer l’état d’urgence, mais la situation reste évaluée au fil des événements.