Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU tiendra un débat urgent sur la récente profanation du Coran
– Le débat aura lieu le 11 juillet à Genève, selon le Conseil
Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a déclaré qu’il tiendra un débat d’urgence sur la récente profanation du Coran, le livre sacré des musulmans, qui a récemment eu lieu en Suède.
Le débat urgent se tiendra le 11 juillet à Genève, a indiqué le Conseil dans un communiqué, ajoutant que la discussion tournera autour de "l’augmentation alarmante des actes prémédités et publics de haine religieuse, qui se manifeste par la profanation récurrente du Saint Coran dans certains pays européens, entre autres pays".
Ce débat a été programmé suite à une demande officielle du Pakistan, au nom des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), et des membres du Conseil des droits de l’homme, selon le communiqué.
Il s’agira du 9e débat urgent du Conseil des droits de l’homme depuis sa création en 2006.
Dans une déclaration au nom de l’OCI, l’ambassadeur du Pakistan, Khalil Hashmi, a déclaré : "Nous percevons ce débat urgent et ses résultats comme une occasion de démontrer l’unité, le respect et la compréhension mutuels de ce Conseil et de parvenir à un consensus sur un texte tourné vers l’avenir".
"Nous comptons sur les membres du Conseil pour soutenir la tenue de ce débat et apporter leur soutien à un résultat qui trace une voie claire pour lutter contre les actes et les appels à la haine qui constituent une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence, auxquelles le monde est confronté aujourd’hui", a ajouté Hashmi.
La semaine dernière, un homme de 37 ans d’origine irakienne, du nom de Salwan Momika, a mené un autodafé d’un exemplaire du livre saint musulman, sous protection policière, devant une mosquée de Stockholm.
L’acte a été délibérément programmé pour coïncider avec l’Aïd al-Adha, une fête religieuse islamique importante, observée par les musulmans du monde entier.
L’incident a suscité une large condamnation de la part de plusieurs pays, dont la Türkiye, et l’Organisation de la coopération islamique a appelé à des mesures collectives pour empêcher ce genre d’actes.
ANADOLU